L’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption a annoncé que le mandataire judiciaire du Royaume a accédé à sa demande de constitution de l’État en tant que partie civile dans l’affaire des « diplômes vendus » à la Faculté de droit d’Agadir. L’Etat se constitue donc partie civile contre Ahmed Kailech, professeur et ancien membre affilié au parti de l’Union constitutionnelle (UC), à la demande de l’INNPPCL.
Cette décision intervient après l’arrestation du professeur universitaire Ahmed Kailech, soupçonné d’avoir perçu des sommes d’argent pour faciliter l’admission de certains étudiants en master.
Dans un communiqué, l’Instance précise avoir agi en vertu de la deuxième disposition de l’article 36 de la loi n° 46.19, demandant officiellement au mandataire judiciaire de défendre les intérêts de l’État dans ce dossier. Elle se réserve par ailleurs le droit d’exercer d’autres prérogatives prévues par la loi si les circonstances l’exigent.
Elle indique s’être saisie de l’affaire à la suite de « renseignements concordants » faisant état de faits susceptibles, s’ils sont confirmés, de constituer des actes de corruption. Toutefois, « il s’est avéré que le dossier est déjà soumis à la justice, ce qui nous empêche d’en examiner le volet pénal », explique l’Instance, ajoutant qu’elle a été contrainte de s’en dessaisir en application de l’article 7 de la même loi.
Faux-diplômes à Agadir. Depuis quelques jours, une affaire de trafic de diplômes secoue la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l’Université Ibn Zohr à Agadir. Au cœur du scandale : Ahmed Kailech, professeur et ancien membre affilié au parti de l’Union constitutionnelle (UC). Celui-ci est, depuis le 13 mai dernier, détenu sur ordre du juge d’instruction dans la prison de l’Oudaya à Marrakech : il est soupçonné d’avoir manipulé l’inscription de plusieurs étudiants dans le master « Système pénal et gouvernance sécuritaire » , qu’il dirigeait au sein de la faculté. Il est également accusé d’avoir délivré des diplômes contre de l’argent ou à la suite d’interventions.
